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18 jours avant l'ouverture de l'Assemblée

Les grands dilemmes de notre époque ont désormais leur grand débat citoyen

A l’approche de l’élection présidentielle, 150 Français tirés au sort et représentatifs de la société française vont se retrousser les manches. Leur mission ? Se mettre d’accord face aux grands défis de société qui ont trop attendu.

Cette assemblée citoyenne, indépendante et non partisane, se réunira pour 6 week-ends de travail entre septembre 2026 et février 2027, au Conservatoire national des arts et métiers, à Paris. Vous pourrez suivre et participer partout ailleurs.

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Ils et elles soutiennent le projet

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Thierry Lhermitteacteur et scénariste
Yasmine Belkaidimmunologiste, directrice générale de l’Institut Pasteur
McFly et Carlitovidéastes et humoristes
Laury Thillemanprésentatrice TV et ex-Miss France
Alain AspectPrix Nobel de physique 2022
Frédéric Chiffotgénéral deuxième section de l'armée de l'air et de l'espace
Jean-Marc Jancoviciingénieur et auteur, président du Shift Project
Chloé Nabédianjournaliste climat, vice-présidente de la Fondation pour la Nature et l’Homme
François Gabartnavigateur et skippeur
Amixemvidéaste
Caroline Hilliet Le Branchuprésidente-directrice générale de la conserverie La Belle-iloise
Gaspard GYoutubeur et journaliste
Nina Métayercheffe pâtissière
Françoise Combesastrophysicienne, présidente de l'Académie des Sciences

Un projet inédit

  • 150 citoyens tirés au sort

    représentatifs de la diversité de la population française (âge, genre, profession, région, etc.)

  • 6 réunions physiques à Paris

    où les 150 citoyens pourront s’informer, rencontrer des experts et délibérer, de septembre 2026 à février 2027

  • Une plateforme numérique

    pour tous les Français qui souhaitent suivre les débats et se positionner face aux grands dilemmes de notre époque

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Pourquoi ce projet ?

Par Jean-Marc Jancovici, ingénieur et auteur, président du Shift Project

Nous aurons toujours besoin d’experts et de scientifiques pour nous décrire le monde tel qu’il est. Comprendre comment les choses fonctionnent est un préalable indispensable pour bâtir des ponts qui ne s’écroulent pas, ou trouver un nouveau vaccin.

Mais la science ne sert pas uniquement à inventer de nouvelles techniques. Il lui arrive aussi de nous faire réaliser que nous courons des risques, individuellement (par exemple en fumant) ou collectivement (par exemple en épuisant les sols, en détruisant les stocks de poissons, ou en modifiant le climat).

Quand cette connaissance nouvelle met en lumière une limite ou un risque dont nous n’avions pas conscience avant, elle nous place parfois devant un dilemme, c’est-à-dire une situation où gagner sur tous les tableaux – ou encore conserver ce que l’on avait sans inconvénient pour plus tard – devient impossible.

Que faire alors ? La vérité scientifique seule ne suffit plus à indiquer la voie. Interviennent aussi nos valeurs, ou encore nos liens affectifs. Et comme nous avons chacune et chacun les nôtres, seule la délibération collective permet de finir par s’accorder.

C’est pour cela que, après plus de 20 ans passés à vulgariser un enjeu environnemental majeur de notre époque, j’ai cru utile de contribuer à cette nouvelle aventure, où c’est la délibération qui est au centre de l’action. Mon rôle n’y sera pas de mettre mes idées en débat. Il consistera, et c’est une noble tâche, à fournir aux citoyens tirés au sort des billets de train, des nuits d’hôtel et des bloc-notes, pour leur permettre de travailler dans les meilleures conditions possibles.

Cette assemblée citoyenne juste avant une élection, pour nourrir les débats, est une première. J’espère que cette initiative sera à la hauteur des espoirs que l’on peut – et doit – placer en elle.

Le calendrier

  1. Été 2026 — étape en cours

    Tirage au sort des 150 membres représentatifs de l’assemblée citoyenne

  2. 19 et 20 Septembre 2026

    1er week-end de travail des 150 citoyens tirés au sort, réunis au Conservatoire National des Arts et Métiers, à Paris

  3. D’octobre 2026 à février 2027

    Formuler collectivement des pistes de propositions

  4. Février 2027

    Présentation des résultats des travaux de l'assemblée citoyenne


Foire aux questions

Comment le projet s’inscrit-il dans le contexte de l’élection présidentielle ?

Un commun accord n’a aucun objectif partisan et ne défend aucun candidat à l’élection présidentielle. L’initiateur et les soutiens de cette démarche sont des personnalités de la société civile elles-mêmes sans ambition électorale, ni affiliation partisane.

L’objectif de ce processus est néanmoins de donner une place de choix à la parole et aux préférences citoyennes dans la campagne présidentielle, afin d’enrichir et d’éclairer les débats publics et politiques.

A l’issue de leurs délibérations en février 2027, il appartiendra aux citoyens de décider s'ils souhaitent, ou non, s’adresser aux candidates et candidats à l’élection présidentielle, et de la manière de le faire le cas échéant. Les organisateurs s’engagent à mobiliser tous les moyens à leur disposition pour permettre aux participants de faire connaître le travail qu’ils auront réalisé au cours des délibérations.

Comment se dérouleront les travaux de l’assemblée ?

Les 150 citoyens se réuniront physiquement au cours de 6 week-ends de travail en commun : un week-end par mois entre septembre 2026 et février 2027. Les sessions de travail se dérouleront à Paris, au Conservatoire national des arts et métiers. 

Les deux premiers week-ends, les citoyens auront d’abord accès à de l’information sur les grands enjeux abordés. Cela prendra la forme d’auditions de scientifiques et d’experts, avec une approche factuelle. Les week-ends qui suivront seront dédiés à la réflexion commune et à la délibération sur les dilemmes, en sous-groupes ou en présence de l’ensemble des 150 citoyens. Les derniers jours de travail permettront aux citoyens d’arbitrer et de finaliser les propositions qu’ils décideront de mettre dans débat public – et, s’ils le décident, de les présenter aux candidats à l’élection présidentielle.

En parallèle, la plateforme numérique d'Un commun accord permettra à tous les Français qui le souhaitent de contribuer à ce processus – et de le renforcer. Les participants à distance pourront s’exprimer et se positionner sur les dilemmes, envoyer leurs remarques, réagir sur des propositions ou en formuler d'autres.

Comment les citoyens sont-ils tirés au sort ?

Toujours en cours, la constitution du panel des 150 membres de l’assemblée citoyenne a été confiée à l'institut Toluna Harris Interactive. Des numéros de téléphone ont été tirés au sort pour contacter des Français au hasard. Sur cette base, environ 200 000 numéros de téléphones ont été composés durant les mois de juillet et août 2026.

L'objectif : constituer un panel représentatif de la population française selon le genre, l'âge, le niveau de diplôme, la catégorie socio-professionnelle, la région et le type de territoire (urbain, rural...). Cette variété de profils vise à permettre que la diversité des besoins et attentes de la population soit représentée pendant les débats.

Cette méthode de constitution d’un panel à vocation représentative est identique à celle qui a été utilisée par l’Etat pour constituer notamment la Convention Citoyenne pour le Climat de 2019.

Sur quoi porteront les délibérations de l’assemblée citoyenne ?

L’assemblée citoyenne devra trouver des solutions communes à de grands dilemmes auxquels la France et les Français font face aujourd’hui. 

Tout au long de leur travail, les citoyens vont donc se pencher sur des problèmes qui n’ont pas de réponse simple, mais sur lesquels il est crucial de se mettre d’accord pour l’avenir : gestion de ressources qui se raréfient, tension entre emploi et pouvoir d’achat, entre libertés individuelles et dommages collectifs…

Illustrations de dilemmes

  • Souhaitons-nous des automobiles moins chères, mais importées, ou des voitures françaises plus coûteuses pour soutenir l’emploi en France ?

  • Préférons-nous relocaliser sur notre sol des mines de métaux, avec les nuisances qu’elles impliquent, ou continuer à les importer, nous rendant vulnérables aux décisions commerciales des pays exportateurs ?

  • Comment arbitrer entre la liberté de chacun de se déplacer et les pollutions que ces déplacements engendrent pour tous ?

Il vous sera possible de vous prononcer sur les dilemmes qui seront soumis à l’assemblée citoyenne : un outil de priorisation et de proposition sera disponible sur notre site avant le début des travaux de l’assemblée. Si vous souhaitez être tenu informé de sa mise en ligne, inscrivez-vous à notre newsletter.

Qui est derrière le projet Un commun accord ?

Un commun accord est une initiative citoyenne et apartisane, initiée par Jean-Marc Jancovici et soutenue par de nombreuses personnalités de la société civile. Ces soutiens sont rassemblés par leur volonté de donner la parole aux Françaises et aux Français et de leur faire confiance pour s’accorder sur les orientations à prendre face aux défis de notre époque. L’initiateur et les soutiens s’engagent à ne pas chercher à orienter les conclusions de l’assemblée citoyenne. 

Le projet est piloté par une équipe constituée pour l’occasion, et hébergé administrativement par l’association d’intérêt général The Shift Project. Le tirage au sort puis la prise de contact avec les 150 français est réalisée par Toluna Harris interactive / Le Terrain. Le cabinet Res publica assure l'animation des travaux de l'assemblée et a contribué à la conception du processus délibératif. L'agence Silex réalise le développement de la plateforme numérique. L'agence 40/60 réalise le design de cette plateforme.

Comment est financé Un commun accord ?

Le budget d’Un commun accord est encore incomplet : un financement participatif est en cours afin de nous permettre de réunir les fonds manquants. Pour y participer, rendez-vous sur notre cagnotte sur le site d’Ulule.

 

De premiers dons de particuliers – aucune contribution d'entreprise ou d'organisation – ont permis de sécuriser le lancement de l’assemblée citoyenne. Ceux-ci ont fourni les deux tiers du budget nécessaire au bon déroulement du processus. Les donateurs ont signé une convention de financement avec l’association d’intérêt général The Shift Project, qui héberge administrativement le projet, ainsi qu’une “Charte des financeurs” : ils s’y engagent à n’intervenir en rien dans le déroulé du projet, et notamment à ne pas chercher à influencer ses orientations. Cette charte, qui vise à garantir la totale indépendance des citoyens et du processus, est disponible ici.

A quoi servira le budget d’Un commun accord ?

L’organisation et l’animation de cette assemblée citoyenne, ainsi que la mise en place du site internet qui permettra au reste des Français de la suivre et de contribuer, représentent un budget estimé à 3 000 000 d’euros.

L’essentiel des dépenses est lié à la constitution d’un panel représentatif de la diversité de la société française et au fait de donner à ses membres, de toutes origines sociales, les moyens de pouvoir y participer dans des conditions correctes (transport, hébergement, restauration, etc). 

Les citoyennes et les citoyens tirés au sort sont indemnisés pour leur présence, et cela au même montant journalier qu’un juré d’assises (102,16 € par jour). Un Commun Accord prendra également en charge divers coûts permettant à des publics spécifiques de participer aux travaux, par exemple la garde d’enfants, ou une indemnité pour les pertes éventuelles de revenu professionnel.

Plus largement, les principaux postes de dépenses de l’initiative sont : l’organisation logistique (transport, hébergement et restauration pour les 150 citoyens et citoyennes tirés au sort), l’indemnisation des citoyennes et citoyens, le tirage au sort, l’animation des séances, la location des espaces pour les réunions, la rémunération de l’équipe qui pilote le projet, la plateforme numérique d’interaction avec le grand public, et enfin les actions de communication qui permettront de donner de l’écho au travail des citoyens.

Ni les personnalités qui soutiennent le projet, ni son initiateur ne sont rémunérés pour leurs contributions. 

Comment puis-je contribuer ?

Seules les personnes tirées au sort peuvent participer à l’assemblée citoyenne – cela afin de garantir que celle-ci reste représentative de la diversité de la société française. Ainsi, il n’est pas possible de candidater pour en faire partie.

Si (comme quelques millions de français au moins !) vous n’avez pas été tiré au sort mais souhaitez participer, voici des possibilités :

  • Donner 1€ symbolique pour montrer que vous soutenez le processus. Rendez-vous sur la page de notre financement participatif, sur Ulule. 

  • Contribuer sur notre plateforme en ligne : elle vous permettra de suivre les travaux de l’assemblée tout au long du processus, mais aussi de participer aux réflexions au fil de l’eau. Si vous souhaitez être tenu informé, vous pouvez vous inscrire à notre newsletter.

  • Relayer autour de vous et sur vos réseaux sociaux : l’écho que nous donnerons au travail des citoyens sera crucial pour qu’il soit entendu. 

  • Vous inscrire à la newsletter pour ne rien manquer de l’actualité d’Un commun accord et de nos futurs appels à contribution. 

Merci !

J’ai une remarque ou une question, comment vous contacter ?

Vos idées, suggestions, remarques ou questions sont les bienvenues ! Vous pouvez nous écrire à l’adresse : contact@uncommunaccord.fr

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